The Compass Rose Review in Les Seigneurs Du Metal Webzine

«Là encore, la justesse de la composition et la production me transportent. Et c’est là le tour de force de cette œuvre… VOUS êtes vraiment ce navigateur. Voguant à travers des musicalités de divers horizons, changeant, au rythme de la musique... Ici la Musique est mise en avant, et de façon magistrale. La maturité de la composition est indéniable. C’est un vrai voyage chargé d’émotions que nous offre ici OPUS DORIA... Les amoureux de classique, de Musique, de métal, n’hésitez pas, ça vaut le voyage. »

 

 

(Les Seigneurs du Metal Webzine)

 

http://www.seigneursdumetal.fr/index.php?page=chronique&id_chro=2952

The Compass Rose Review in Metaldream Webzine

Un album au carrefour des mondes, un voyage de haut vol dans un univers musical d’une incroyable richesse… 
  


Comme je l’ai souligné à plusieurs reprises lors de précédentes chroniques, le monde du métal symphonique évolue en permanence, se comportant comme un chaudron bouillonnant de groupes tous plus talentueux les uns que les autres, explorant des univers musicaux, essayant parfois d’improbables mélanges d’influences ou de style.

Mais derrière cette activité presque fébrile, se cache un style bien ancré sur ses fondamentaux et ses codes, aussi bien esthétiques que musicaux.

La tendance étant ces derniers temps très nettement orientée vers les albums de métal progressif, à la technicité toujours plus osée et poussée, le concept d’Opus Doria présente une alternative, qui a défaut d’être totalement inédite, a le mérite d’emprunter un chemin différent, et de l’exploiter en profondeur.



Le groupe dans sa présentation annonce un concept des plus ambitieux qui ne peut qu’éveiller toute notre curiosité et nous inciter à aborder cette œuvre avec le plus grand intérêt..

En parlant d’œuvre… L’explication du nom du groupe, Opus Doria…

« Le terme Opus évoque les numéros des œuvres en musique classique, tandis que Doria se réfère au mode Dorien, pour suggérer une musique aux sonorités modales allant du médiéval au moderne, en passant par le baroque et le classique » 

Selon les propres mots du groupe…

S’il n’est pas rare de rencontrer des groupes de métal symphonique qui ajoute des influences variées dans la recette de leur album, le concept décrit par Opus Doria pousse l’idée bien plus loin.

Le groupe se donne de toute évidence les moyens de ses ambitions, composé de 9 musiciens professionnels issus des milieux classiques et actuels (voix lyrique, claviers, violoncelle, violon, guitare, basse, batterie, flûtes, hautbois et cornemuse), le line-up est impressionnant.

Nous nous apprêtons donc à partir pour un voyage, un voyage inattendu…

Mais avant de nous embarquer sur le vaisseau « The Compass Rose » préparons un peu nos bagages.

Le groupe s’est déjà fait remarqué par ses précédentes galettes. « Infraworld » en 2011 et « A day on earth » en 2014. Deux œuvres des plus prometteuses qui les ont classés sans ambiguïté en bonne place dans les rangs des valeurs sûres et montantes du métal symphonique, secteur pourtant particulièrement concurrentiel…

Nous sommes prêts à embarquer pour un voyage au long cours, au fil des 13 morceaux de cet Opus et de ses 70 mn, servi par un équipage  non moins impressionnant fort des 9 musiciens du groupe et de leurs invités spéciaux.

La pochette de l’album est tout simplement parfaite. Sans surcharge ni fioritures, carton d’invitation ou billet pour ce voyage qui nous attend, laissant planer le mystère tout en dégageant une douce quiétude éthérée.

Alors sans plus attendre, embarquons…


Nous sommes accueillis dès les premières notes par une ambiance digne d’une musique de super production cinématographique qui nous emmène dans un désert des milles et unes nuits, où l’on s’attend d’un moment à l’autre à voir surgir les cavaliers de Prince Of Persia.

Le son est excellent et le mix met parfaitement en valeur une orchestration riche mais aérée et équilibrée soutenues par une basse claquante qui flirte avec clarté dans les medium basse du plus bel effet.

Nous sommes encore dans l’ambiance qu’ »Enigma » entre en force avec un riff guitare nerveux et incisif. Les promesses sont tenues et rapidement le morceau dévoile avec force toutes ses influences et clins d’œil aux musiques de films, dont je vous laisse le plaisir de retrouver les origines.

Le chant est parfaitement placé, puissant, clair, servi par une ligne mélodique et une progression harmonique aussi surprenantes qu’agréables à l’oreille, le tout sur un rythme soutenu. Par moment une flute vient casser avec grâce et légèreté cette ambiance pure métal symphonique avant un très beau chorus guitare sous fond d’orchestration qui n’est pas sans rappeler le Nigthwish de la première heure.

Avec ce morceau grisant, puissant, entrainant et dynamique Opus Doria frappe fort, très fort.

Il serait tentant de décrire avec force de détail chaque étape de ce voyage musical, mais cela ferait une bien longue prose tant il y aurait de choses à dire, mais quoi de plus normal pour ce qui pourrait être tout simplement un carnet de voyage bien rempli. 




Alors une fois n’est pas coutume, c’est au fil des ambiances et des impressions que je vais décrire l’ambiance ce cet album.

De l’ouverture baroque au clavecin et violoncelles de « Dancing Sun »qui surfent sur des gammes entrainantes et portant de sculpturales envolées lyriques mezzo-soprano aux ambiances qui nous ramènent dans des déserts mystérieux de « Fire Horse » où les ondulations de la voix en soprano semble parcourir les dunes de sable sous un coucher de soleil digne d’une production Hollywoodienne, le dépaysement est total. 

Les genres, styles et influences se mélangent, s’attirent et se repoussent dans une harmonie changeante mais toujours redoutablement efficace. Les guitares et la redoutable section rythmique sont là pour nous rappeler que tout n’est pas qu’une simple affaire de musique ethnique et folklorique, entre riffs incisifs et superbes chorus rien ne manque.

L’album s’étire dans un long mais passionnant et richissime passage essentiellement instrumental portant de magnifiques vocalise avant de nous faire arriver à un oasis de calme et de sérénité où les violons lancinent en douceur pour nous poser sous un ciel étoilé dans une nuit cristalline avec le superbe « Star Reflections on the waves » où l’on imagine sans mal le firmament se fondre dans une mer d’encre de chine constellée d’étoiles.



Le temps de ce morceau nous sortons du monde métal-symphonique pour planer dans un superbe univers parfaitement orchestré..

« Frozen flame » nous ramène avec brio et superbe à la réalité. Morceau qui mérite que l’on s’y attarde un peu. Riche en influences, un peu d’Epica, du Nigthwish de la première heure, porté par une voix qui ne démérite pas, ce morceaux puissant nous transporte au fil de très beaux riffs guitares, entrecoupés de violons langoureux pour mieux rebondir sur un superbe chorus et nous gratifier d’un final épique, tout droit sorti des meilleures pièces de la musique classique, majestueux, imposant, à vous en donner des frissons…Les performances vocales sont tout simplement superbes, atteignant sans la moindre peine des sommets de diva, portées par une orchestration sans faille. Pour ma part, l’un de mes grands coups de cœur de cet opus.

Nous voilà à peine remis des émotions générées par ce morceau somptueux que « Ghost Odissey » rebondit, entrainant, vif, sur des riffs folkloriques, troubadours de l’ère moderne. 

Riche en variations, tant rythmiques qu’harmoniques, parfois un peu abrupte mais tellement bien amenées au final, ce morceau essentiellement instrumental nous transporte d’un univers à l’autre, des Highlands où l’on s’attend à voir apparaitre les armées d’un BraveHearth dans la brume à des passages plus torturés et presque inquiétants, rebondissant sur d’enjouées sarabandes… Rien ne semble manquer à une telle pièce. 

Ambiance garantie, et le voyage continue de plus belle…



 Et pourtant, si nous pensions avoir tout exploré, « Scheol » nous emmène sur d’autres terres. Servi par une magnifique introduction où les ensembles vocaux nous plongent dans une profonde mélancolie, les riffs nerveux de ce morceaux multifacette ont tôt fait de nous tenir en éveil. Là aussi pas de réel répis. Les ambiances s’enchainent, et ne se ressemblent pas pour notre plus grand plaisir soit dit en passant. 

En de nombreux moments le morceau prend des airs d’opéra, se déployant sur près de 8 minute cette pièce d’une richesse incroyable aux instrumentations progressives fait la part belle à un piano inventif et surprenant qui nous surprend par une progression finale qui flirte allègrement avec les dissonances et des évolutions qui rappellent les grandes heures d’un « OceanBorn ».

« Ethereal texture » nous apporte une nouvelle plage de sérénité avec ses accents folk venus de très loin, à moins que ce ne soient nous qui venions de loin à leur rencontre. Les performances lyriques de la belle sont toujours aussi prenantes et accompagnent ces variations multiples dont la richesse cache une portée particulièrement élaborée et riche en développements et rebondissements.

Ambiance qui se prolonge avec « Heavenly crossroads » qui nous plonge dans une ambiance très « Nigthwish » aux accents de « Sleeping Sun ». Ballade que  la maîtresse de chant au summum de son art survole, comme un oiseau survole un océan de nappes synthétiques, pianos et guitares feutrés mais jamais effacés. 

Le voyage pourrait se terminer sur un rivage lointain porté par ces mélancoliques et émotifs accords, mais avec «Tierra de Sangré » c’est sur les terres très clairement de la musique hispanique que nous faisons notre prochaine étape.



Là aussi, l’immersion est totale, en quelques mesures nous sommes plongés sous le soleil de l’Espagne entre rythmes endiablés où l’on imagine sans mal une fougueuse danse folklorique aux couleurs vives et couchers de soleils sur les entendues immenses d’une lointaine sierra. 

La maitrise instrumentale est parfaite, la maitrise vocale tout autant, rien ne semble pouvoir échapper à la diva qui semble désormais pouvoir habiter de son talent tous ces lieux et contrées que nous traversons depuis le début de ce voyage.

Nous sortons à peine de cette ambiance gorgées de puissance et de soleil que « The mask we left behind » nous propulse dans un autre tableau au son d’un violoncelle expressif  et torturé digne d’un Adagio. Et c’est un magnifique trio chant – piano – violoncelle qui joue avec nos sentiments et notre sensibilité… Un morceau à savourer les yeux fermés pour se laisser porter.

Et c’est ainsi que nous atteignons le but final de notre voyage, avec le titre éponyme de l’album « The compass Rose ».

Final flamboyant qui sonne comme un résumé de ce périple musical. Emmené par un piano survolté aux consonances et influences multiples, enchainant les gammes et les rythmes avec autant de facilité que de diversité.

Le morceau nous tient en haleine permanente, nous entrainant dans un tourbillon de mélodie, d’ambiances, bousculant les codes pour mieux s’en libérer. 

Final épique pour un album qui l’est tout autant, jusqu’à la dernière note nos sens seront sollicités, notre sensibilité tout autant avec un final porté par la diva à son paroxysme. 




Alors que les dernières notes s’estompent, que dire de cet opus ? 

Malgré une longueur non négligeable, près de 70 mn, son écoute se fait avec autant de facilité que le voyage annoncé. 

Toutes les promesses sont tenues, et si pour certains l’utilisation du mode dorien n’aura guère de sens ou d’écho, ce n’est pas grand problème tant il suffit de se laisser porter au fil des morceaux.

Le son et la post-production sont tout simplement impeccables, et le défis était de taille au regard du nombre d’instruments à prendre en compte mais aussi de toutes les ambiances qui défilent morceau après morceau, mesure après mesure, et qui ont chacune leur identité musicale et sonore propre.

Les performances instrumentales sont parfaites, mais que dire de la performance vocale de la diva qui nous fait trembler et semble repousser toujours plus loin les limites de son art et de sa maitrise.

C’est un album de la démesure, sans aucun doute. Le classer dans un style plutôt qu’un autre serait à mon sens, bien trop restrictif et n’honorerait pas le fantastique travail artistique et technique réalisé.

Chacun selon ses goûts et ses influences y trouvera de quoi ravir ses oreilles, les afficionados du pur métal symphonique trouveront peut-être des longueurs, d’autres seront peut-être secoué par les envolées rythmiques toute en puissance, mais au final, c’est un tout qui n’appartient qu’à lui. 

Alors je dirais que le style Opus Doria, c’est Opus Doria, ni plus ni moins, et que pour s’en rendre compte, il n’y a qu’un seul moyen, l’écouter. 

Pas  une seule fois, ce n’est pas un album qui délivre toute sa saveur du premier coup, loin de là. Vous pouvez faire le voyage d’une traite, comme en plusieurs fois, revenir d’une étape à une autre, vous y trouverez toujours des saveurs et des ambiances sonores à déguster.

Il faut néanmoins aborder ce style d’album comme une volonté poussée très très loin de mélange des genres et des styles.

J’ai minutieusement écouté chaque morceau à la recherche des influences données par le groupe, et je les ai toutes trouvées. Après, que l’on aime ou pas cette musique multiculturelle, rien ne peut lui enlever le fait que c’est un choix parfaitement maitrisé et bien plus encore.

Dans un monde musical qui se cherche encore et qui revient souvent sur ses fondations, on peut très clairement dire qu’avec cette œuvre Opus Doria va de l’avant, et à défaut d’avoir inventé un style, a su avec brio et majesté réinventé une recette et un mariage aussi improbable que passionnant.

Manu - Elfika
Groupe de métal symphonique français

 

The Compass Rose Review in Spirit of Metal Webzine

Après des débuts prometteurs à l'aune de leurs deux premiers albums (« Infraworld » (2011) ; « A Day on Earth » (2014)), 7 ans suite à la création du combo, l'aventure continue pour les Dacquois d'Opus Doria. Inspiré par les vibes de formations majeures (NightwishXandriaEpicaAmberian Dawn...), auxquelles se conjuguent de manière originale et en parfaite osmose quelques influences de compositeurs classiques (Beethoven, Wagner, Debussy...) et de musiques de films (John Williams), l'expérimenté sextet metal symphonique à chant féminin revient dans les rangs tambour battant. Et ce, à l'instar d'un travail minutieux et de longue haleine en studio, le collectif aquitain ayant, une fois de plus, soigné la logistique de la galette (dont un mix parfaitement ajusté, signé Xavier Collard (Notilus Studio)) et peaufiné ses arrangements, afin de nous octroyer un énergisant et émouvant message musical, au potentiel technique avéré et artistiquement abouti. S'il apparaît difficile de supplanter un rayonnant « A Day on Earth », opus lui ayant autorisé l'accès au rang de valeur montante d'un registre metal au demeurant fort concurrentiel, le groupe a poussé plus loin les frontières du possible, bousculé les codes, souhaitant conférer à cette nouvelle offrande une aura singulière et quelques espaces d'expression encore inexplorés. 

C'est à un voyage au long cours auquel nous convient, cette fois, nos six acolytes, à la lumière des 13 pistes successivement égrainées et sereinement enchaînées sur un ruban auditif de près de 70 minutes. Pléthorique auto-production que l'on doit tant à l'habileté compositionnelle et à la délicate plume de la claviériste et choriste Laura Nicogossian (Silent Opera) qu'aux talents coordonnés de l'émérite frontwoman Christel Lindstat, du guitariste Roman Rouzine, de la violoncelliste et choriste Flavie Nicogossian, du bassiste et choriste Yannick Hubert et du batteur, percussionniste et choriste Benoît Brune. Pour enrichir encore son empreinte orchestrale et opter pour une mise en valeur optimale de ses gammes et de ses arpèges, la sarabande a pu compter sur le concours circonstancié de musiciens aguerris tels que le trompettiste Richard Desperes, la guitariste (acoustique) Christine Lanusse, le hautboïste et pluri-instrumentiste à vent Pascal Jean, la violoniste Delphine Labandibar et Gurvan Guillaumin (cornemuse irlandaise, flûte, choeurs). C'est dire que le combo français a mis les petits plats dans les grands pour nous octroyer un spectacle qu'on subodore de grande ampleur, sous-tendu par une stupéfiante qualité d'enregistrement et témoignant d'une profondeur de champ acoustique susceptible d'éveiller d'authentiques plaisirs. Mais entrons sans plus attendre dans le vaisseau amiral... 

De manière aussi originale qu'inattendue, et avec brio, le groupe a souvent orienté son propos vers des espaces d'expression quasi exclusivement instrumentaux. Ainsi, tel un début de générique d'une grande production cinématographique, l'énigmatique, orientalisante et laconique entame instrumentale « A Road to Infinity » laisse éclater la fougue d'une rutilante et pénétrante trompette par-delà d'ondulantes et classieuses nappes synthétiques. Le décor est d'ores et déjà planté... 

En effet, contrairement à nombre de ses homologues stylistiques, nos acolytes ont misé sur bien d'autres passages instrumentaux pour donner corps et sens à leur message musical. Aussi, tout en profondeur, le maître instrument à touches nous intime de le suivre sur l'altier et orientalisant « Fire Horses », épique fresque instrumentale harmonisant l'ambiance d'un « The Divine Conspiracy » d'Epica et les arrangements d'un « Angels Fall First » de Nightwish. Ce faisant, sous-tendu par de subtiles et sulfureuses vocalises féminines en background, le corps instrumental se plait à onduler tout en nous faisant traverser un désert immaculé écrasé sous un soleil de plomb. C'est dire que le dépaysement atmosphérique est total, tout comme la charge émotionnelle que véhicule ce mystérieux et magnétique sirocco. Au son d'une virevoltante cornemuse, l'ample et saillant instrumental « Ghost Odyssey », quant à lui, évolue sereinement, s'inscrivant comme une flamboyante pièce classique à l'empreinte folk à effeuiller, foisonnant d'insoupçonnées variations au fil d'une sente mélodique invitatoire à la captation de nos sens, non sans rappeler quelques passages folk inhérents à « King of Kings » de Leaves' Eyes. Pour sa part, grâce mélodique et élégance formelle impulsent « Stars Reflections on the Waves », soyeux et confondant instrumental d'obédience classique. Ce bain orchestral aux doux remous se pose comme un féérique moment intimiste nous faisant flirter avec moult chimères d'un hypnotique monde onirique. 

Par ailleurs, plus classiquement, le propos se cristallise autour de nombreuses déambulations oralisées au cœur de fringants et tonitruents moments estampés metal symphonique. Ainsi, quelques arpèges au piano s'entremêlent harmonieusement à une section rythmique enjouée, surmontée d'une basse claquante, sur les premières mesures du vitaminé « Enigma », grisant titre metal symphonique à la patte folk. Soudain, le son d'une gracile flûte interpelle, interrompant un court instant un convoi orchestral qui, progressivement, à la façon de Xandria (dernière mouture), avec un zeste folk de Lyriel, prend l'ascendant, corrélativement aux rayonnantes pérégrinations lyriques d'une mezzo-alto bien inspirée. D'autre part, la tempétueuse et roborative pièce symphonique, « Frozen Flame » est à la croisée des chemins entre l'assise harmonique de Dark Sarah et les frasques orientalisantes d'Epica, avec une touche de Nightwish (première période) eu égard aux variations dispensées. Sur ce titre polyrythmique où vrombit une basse frelatée, les graduelles montées en puissance de la maîtresse de cérémonie impressionnent, s'autorisant, sans jamais baisser la garde d'un iota, à atteindre de rares notes haut perchées. Aussi, happés par cette déferlante, l'émotion ne tarde pas à embuer nos yeux et à perler sur nos joues. 

Lorsqu'il ralentit le rythme de ses frappes, le combo nous fait voguer sur une mer limpide à la profonde agitation intérieure. Dans cette mouvance, de fines gammes au clavecin attirent irrépressiblement le tympan sur les premières notes de « Dancing Sun », saisissant mid tempo metal opéra combinant de sculpturales harmoniques à des portées d'inspiration classique, à la fois complexes et efficaces. Dans cet envoûtant ballet aux airs d'un Epica des premiers émois, les chatoyantes impulsions vocales de la déesse suivent un cheminement mélodique d'une précision d'orfèvre et immersif à souhait. Et ici, comme ailleurs, la sauce prend. 

On ne pourra guère passer outre les instants propices à l'apaisement de nos âmes, à l'aune de leurs mots bleus finement accouchés et élégamment restitués. Dans ce sillage, une ambiance tamisée et mordorée charme le tympan sur la sensible ballade d'inspiration folk « Ethereal Texture ». Une empreinte vocale proche de celle de Tarja posée sur une succession de portées d'une écriture rigoureuse conjuguée à un ensemble instrumental regorgeant d'oscillations et s'agrégeant opportunément achève de nous convaincre de ne pas quitter d'une seule seconde cette plage enchanteresse. Plus encore, le nightwishien « Heavenly Crossroads » pose sa lumière feutrée sur d'enveloppantes nappes synthétiques au fil des voluptueuses déambulations d'une interprète au faîte de son art. D'une sensibilité à fleur de peau, cette tendre ballade aux airs d'un slow qui emballe, d'un battement de cils, laissera transpirer une incontrôlable émotion. Aussi, opposer une quelconque résistance à cet océan de félicité serait une tentative prestement avortée. Dans cette énergie, un mélancolique violoncelle/piano entame « The Mask We Left Behind », somptueuse ballade, elle aussi nightwishienne, insérée dans un inaliénable écrin mélodique. Susceptible de nous toucher dans notre for intérieur sans avoir à forcer le trait, on comprend que l'émotion souvent requise dans cet exercice est au rendez-vous de nos attentes. Comment, en effet, ne pas succomber aux confondantes envolées lyriques et à la parfaite tenue de note de la diva ? 

Mais, le spectacle est loin d'être terminé. Ce serait omettre la profusion d'effets de contrastes dont s'enorgueillissent trois actes, dont deux d'anthologie. Ainsi, dans une sulfureuse atmosphère hispanisante, le mid/up tempo « Tierra de Sangre » joue sur les contrastes atmosphériques et rythmiques pour nous rallier à sa cause. Il y parvient d'autant plus aisément que les frasques instrumentales d'une maîtrise absolue, avec une large place laissée aux instruments à vent, sont surmontées d'une brûlante et magnétique ligne de chant dont la maîtresse de ces lieux a le secret. On n'aura qu'un seul regret, celui de voir le rideau se refermer sur ce solaire instantané. Que dire alors des deux monumentales esquisses semblant se faire face ? 

D'une part, un savoureux et opératique paysage de notes vient caresser le pavillon sur l'imposante fresque « Scheol », celle-ci déployant ses 8 minutes sur un délectable parcours à l'atmosphère semi-intimiste doublé d'une mélodicité nuancée. Espace sonore témoignant d'une rare profondeur de champ acoustique, où les abyssales et hypnotiques patines de la déesse évoluent de concert avec une puissante et rayonnante instrumentation progressive, dans la veine d'un Nightwish à l'époque de « Oceanborn ». Sans oublier un magistral solo de guitare relayé par un chapelet de séries d'accords savamment harmonisées au piano. Un modèle de progressivité pour l'une des perles de l'opus. D'autre part, de multiples et subtiles gammes au piano escortent le gargantuesque, tumultueux, gracieux et hispanisant titre éponyme « The Compass Rose » qui, le long de ses 07:30, n'aura de cesse de nous bousculer pour mieux nous retenir. Un tourbillon de saveurs exquises inonde alors l'asphalte de cette piste et, ce faisant, happera sans mal le pavillon des infiltrants, les poussant jusque dans leurs ultimes retranchements, à la manière d'Amberian Dawn (première période). Pour compléter un tableau déjà richement orné, les célestes et radieuses volutes de la diva atteindront leur cible, celle de nos émotions les plus profondément enfouies. Preuve que l'enivrement de nos sens ne pourra que malaisément être esquivé sur cette dantesque offrande. En somme, un moment de pure jouissance auditive. 

Arrivé au terme de ce périple, force est de constater qu'en dépit de la longueur de l'opus l'écoute s'effectue d'un seul tenant, sans ombres au tableau, avec même l'indicible désir d'y revenir pour goûter à nouveau à cette mémorable ronde de saveurs. Ayant beaucoup appris et bien digéré leurs sources d'influence, nos six compères ont posé les jalons de ce qui s'apparenterait à une œuvre plus personnelle, plurielle, d'excellente facture logistique et technique et faisant montre d'une épaisseur artistique transpirant de chaque pore de ce sculptural et troisième méfait. Aussi, selon votre humble serviteur, cet album de la démesure serait à classer parmi les œuvres majeures des valeurs montantes auxquelles serait affilié le sextet. Ce qui revient à l'appréhender dans une logique de confirmation d'un potentiel déjà pressenti à l'aune de « A Day on Earth », avec un supplément d'âme en prime. C'est dire qu'un auditoire déjà sensibilisé aux travaux de leurs modèles identificatoires pourra à son tour adhérer à ce projet d'envergure, ce dernier alliant inspiration féconde, originalité, puissance, heureuse fusion des genres et optimale cohésion groupale. On l'aura compris, à l'aune de cette fraiche livraison, le combo signe une oeuvre forte et novatrice.

 

The Compass Rose Review in Sonic Catedral Music

Opus Doria is a French group doing a slightly different brand of metal. We’re all familiar with the term operatic symphonic femme metal. Well, this one is heavy on the first three words, although there is a share of metal to be found. But, it’s there to provide context as much as anything else. Lead vocalist Christel Linstat is a voice, a big voice. And as beautiful a voice as you will ever hear in the genre. She’s a trained classical vocalist and she puts that vox on display here, over some seriously nice material. I know we all need our daily dose of hard metal; screaming death metal, crushing doom, Gothic from the darkest regions of hell. . . but, there are times when the beautiful metal is what’s needed by the soul. And Opus Doria has served that up in spades with Compass Rose.

Christel is, I believe, the second vocalist with Opus Doria. I didn’t think the first one could be topped. But, we live and learn. There’s a lot of folks on this release and they come with a variety of talents. The Nicogossian girls, Flavia and Laura provide classical components via the cello and keyboards / piano along with background choral elements. There are guitars and drums which are used to varying degrees depending on the material covered. And, there are more, some pictures depict as many as 8 or 9 so there’s a lot of French talent going on here. I know someone’s doing a bagpipe, or should I say, Uilleann Pipe (Irish pipes) and it’s enough to own this Scott / Irish heart.

There’s a total of 13 tracks here and they cover a variety of styles. Probably not time to cover them all although I’d be hard pressed to find a bad one to leave out while listening. Just start with 1 and go through to 13. You won’t be disappointed. The overall feel in classical, these folks all seem to come from a classical background but there’s enough of a beat to most of the material to make you comfortable. The real signature component, however, is that vox that flames into most of the tracks here, just as you’re getting comfortable with the music you’re hit with a vocal that rips your ears off. I’ve been close enough to Tarja on multiple occasions to appreciate that vox, this one easily compares to it.

The release begins with Intro - A Road to Infinity. This one begins with a pure classical element, starting with an oboe that leads to a full symphonic. . . and moving to a crunching bass. From here we go to horns that move back to the stings. You get the idea?

The next track, Enigma, begins with some honest ta god metal. And then we get. . . our vocalist. Only here, she’s doing something that resembles a Celtic sound. Classically trained vocalists can do that you know. There’s a fair amount of that Celtic on the release, the French like that stuff, so do I. But, somewhere in the track we get a solid guitar riff, not long, but enough to put the beat in the Celtic. Dancing Sun continues this direction, with a classic sound from the Middle Ages. But with this one, Christel takes us to a more classic contralto. The drums begin to pound and we get what appears to approach metal, complete with a screaming guitar. The sound is diversified, we get lots of stuff, background vocals, lots of classical influence, but all encased in some real fine metal.

Fire Horses is where we deviate from the norm. This one is largely instrumental, one of several, and that makes it no less interesting. Christel does some classical background vocal that sends chills up and down your spine. But, this is film score material, makes you think of Lawrence of Arabia, only with better music and FAR better vocal. There’s some fine violin towards the end that takes this one to a satisfying conclusion.

There are some tracks, however, that just have to be mentioned, maybe for personal reasons. Ghost Odyssey is first and foremost. This is a bit of a metal rocker, but, it’s the inclusion of certain musical components that make it stand out. First, we get what sure sounds to me like a bagpipe (the Irish version, as mentioned before), and it proves to be the signature sound to this track. Probably a similar instrument to the bagpipe but it sure puts the Celtic back in this track. Again, this is instrumental but, with the range of instruments featured, it is nothing short of classic. There’s a part, shortly after the midpoint, where the pipe and flute come back that damn near takes me to tears. Still, you get the pounding drums to make sure your metal needs are met, but this is just so much more.

With Scheol we return to the beautiful. Where was this in the hedonistic, drug filled days of my youth. We get ethereal music to lead us into some classical metal, a couple splifs full of Tallahassee Two Toke to be sure. And Christel takes us to new heights vocally. Those vocals are nothing short of devastating. Hard to get past music like this, especially when in an altered state of consciousness. . not that I visit those lands often these days. . . . But the thoughts expressed here certainly do take me to Gothic realms:

Is this here Hell? The sight of my own nothingness? / Where I flounder alone, in Limbo, in a desolation… 
No emotion, only emptiness and silence; / No anguish, nor excitement or delight; 
I’m numbed; I feel nothing any more; / It’s worse than Hell; I haven’t any memory any more… 
I have to find heat again; red blood…

Ethereal Texture is just that, a soothing sound, mainly instrumental, that blends orchestral elements, and that lovely pipe, to take us to lovely places, and lovely thoughts:

Come with me, take my hand, follow me / Come with me, and you will see....you will see 
Beyond the dark shines the light / Beyond the night, light is shinning

For many tracks, it’s the blending of the multiple instruments, (I counted about 13 in a quick count from the front page) that are the signature we will associate with this release. They are used throughout, in various combinations. Sometimes they are the entire focus, other times they are there to work with Christel’s vocals. Heavenly Crossroads is one of these. There’s more than enough instrumental work to cover the territory, but, with this one, Christel owns the day. Again, the message is as lovely as the vocal presenting it:

No longer must I suffer, no longer must I choose / Everything’s forgotten in the billows of the clouds! 
Cut off from all the World, and with nothing left to loose 
I will rest my soul at last; the silence will be loud

Tierra de Sangre is one of the more interesting tracks, it’s done entirely in Spanish. Laura, who writes the lyrics, informs me she speaks Spanish, and proved it in some messaging. This one not only uses the Spanish lyrics but takes a Spanish twist with the sound which begins with a trumpet ( I think) sounding like what we hear at the beginning of a bull fight. It’s a great addition to the release, and, again, Christel demonstrates that classical training with a solid Spanish pronunciation of the lyrics.

The final track is the title track, Compass Rose, and it does a masterful job of tying the release together, musically and lyrically. Lots of Laura’s keys, superb choral work and Christel sending us on our way with thoughts most profoundly Gothic:

Now I’m alone, from now on face to face with me 
And staring I lose myself into this mirror / How have I arrived here? 
Was this really my destiny? / I don’t know why it happened any more

Compass Rose takes us on a journey through lovely soundscapes, littered with thoughts as beautiful as the music. It’s hard to get past excellence at this level. A 10 / 10 is more than richly deserved. Bravo.

The Compass Rose Review in Ravenheart Music

OPUS DORIA...'THE COMPASS ROSE'

(Self Release) Reviewed 1st December 2016

If it ain't broken why fix it is a common saying and it applies to the awesome French Symphonic Band Opus Doria. The band fronted by the crystal clear and superb vocals of Christel Lindstat was conceived in 2009. Their music is heavily orchestrated and occasionally quirky Symphonic Metal and is a joy to these ears to listen too. There is some wonderful stuff here, the beautiful 'Dancing Sun', the quirky and mainly orchestral 'Fire Horses', which is then followed by the wonderful instrumental 'Stars Reflections On The Waves'. The band ups the ante with 'Frozen Flame' and then the awesome number Ghost Odyssey', that introduces the pipes and I do love the pipes. Then there is the Symphonic/Progressive 'Scheol', the beautiful and haunting 'Ethereal Texture', with the quality remaining high up to and including the closing 7 minute plus title track. This is a powerful and beautiful record mixing rock & metal with the classical giving an overall cinematic feel. The band's Facebook can be found here... 8.75/10 (Dave)

A Day on Earth Review in Spirit of Metal Webzine

Groupe metal symphonique français originaire de Dax (Aquitaine), créé en 2009, Opus Doria livre, dès ses débuts, un subtil patchwork alliant la grandiloquence et l'empreinte lyrique du classique, le mordant et la ferveur d'un heavy ou d'un power metal bien enlevé et éminemment mélodieux, avec, en substance, une imposante assise orchestrale propre aux génériques de productions hollywoodiennes. Ainsi, s'y trouvent mêlées des influences relevant aussi bien des univers metal de NightwishAmberian Dawn ou Xandria que de certaines sources propres au classique, à l'image de Beethoven, Wagner ou Debussy ou encore d'illustres compositeurs de musiques de films comme John Williams. Pour délivrer son message musical, le sextet à chant féminin s'est laissé le temps nécessaire au peaufinage de ses compositions, alliant rigueur du jeu d'écriture des portées et des textes, oscillant entre réflexion philosophique et monde onirique, et richesse formelle des harmonies. En effet, après un long process technique et logistique, son premier effort longue durée, « Infraworld », ne sort qu'en 2011, celui-ci précédant ce présent méfait, lui aussi auto-produit et réalisé seulement trois ans plus tard. Le temps de nous concocter ce qui pourrait s'apparenter, cette fois, à un coup de maître... 

Suite à quelques changements de line up et de significatives expériences de la scène metal locale, le combo décide d'affiner encore le trait pour nous octroyer une galette à la qualité d'enregistrement de bonne facture alliée à un mixage équilibrant parfaitement les lignes vocales et instrumentales entre elles. Parties laissées aux soins de Xavier Collard (Notilus Studio). A cette fin s'ajoutent un souci accolé aux finitions et des enchaînements inter et intra pistes bien maîtrisés sur l'ensemble des 7 pistes successivement égrainées sur un ruban auditif de près de 40 minutes. Judicieusement composé et finement écrit par la claviériste et choriste Laura Nicogossian (Silent Opera), ce second opus est le résultat d'une heureuse combinaison instrumentale dont ont participé la violoncelliste et choriste Flavie Nicogossian et le bassiste Yannick Hubert, en tant que membres originels du collectif aquitain. S'y sont adjoints, en l'occurrence, le guitariste Bruno Rodrigues, le batteur et choriste Benoît Brune, succédant à Jon Erviti (Silent Opera), et la contralto Christel Lindstat, en remplacement de Maela Vergnes. En qualité d'invités, y ont aussi été sollicités : Julien Cloup (flute); Pascal Jean (hautbois). A l'aune de cette collaboration artistique, on pressent que le collectif a mis les petits plats dans les grands. 

On entre ainsi dans un vaste champ de contrastes atmosphériques et rythmiques que nos acolytes ont élevé au rang d'un art, à commencer par l'artwork de la jaquette, faisant montre d'une terre de désolation aux couleurs ocres incise dans une brumeuse et sombre ambiance. Le cavalier mystérieux vu de dos éperonnant fièrement son immaculée monture renforce cette impression d'assimilation des franches dissemblances. On subodore que le contenu de cette offrande sera à l'image de cette première mise en scène. Aussi, entrons donc dans le vaisseau amiral pour tenter d'en déceler ses arcanes et d'y percevoir en quoi ce propos aurait les armes efficaces pour interpeler un auditorat déjà sensibilisé aux vibes des sources d'influence de la troupe. 

Là où le groupe se démarque déjà d'une concurrence de la part de ses compatriotes, à l'image de WildpathAdrana ou Evolvent, c'est le large espace laissé aux plages instrumentales pour distiller sa proposition. Classiquement dans ce registre, le combo nous fait entrer dans la danse par le déploiement d'un instrumental d'inspiration symphonique, mais plus substantiel que ne l'ont fait la plupart de ses homologues stylistiques. Sur plus de 5 minutes, tour à tour, on navigue dans un vaste champ d'émotions, on frissonne, on rêve, on réfléchit, et l'on est happé par la magie de l'instant posé in fine. Ainsi, un dense et enveloppant parterre orchestral d'inspiration classique nous accueille sur « Prologue », non sans rappeler Epica dans la logique d'agrégation et de succession des instruments. Un violoncelle enjoué et virevoltant s'inscrit dans cette trame aux effets bien amenés, comme si l'on s'apprêtait à être porté par la puissance d'un générique de musique de film. La chatoyante présence du hautbois vient renforcer cette impression d'infinitude des espaces vierges à fouler, à laquelle s'adjoint un souple toucher au clavecin. Ce dernier nous invite à parcourir de somptueux arpèges, nous faisant entendre que les claviers sont mis à l'honneur dans cette entame, d'ailleurs, prestement relayée, par contraste rythmique, à son voisin de bobine, par un bluffant fondu enchaîné. Par ailleurs, d'aériennes nappes synthétiques scintillent corrélativement au déploiement de gammes expertes au piano et à un violoncelle velléitaire et bien inspiré sur « Epic Race », nous plongeant, de fait, dans une tourmente instrumentale à la fois charismatique, joviale, voire quasi festive, propre à l'éveil de nos sens. Lorsqu'une ondulante flute entre en scène, infiltrée dans un schéma rythmique incandescent corroboré à un riffing frelaté, le spectacle est total. On nage alors dans l'ombre d'un John Williams, les images de scènes de vie d'une grande production pouvant aisément défiler en nous, les yeux clos. Ce faisant, des changements de rythme et d'atmosphère, pour le moins inattendus, confèrent au message musical un univers de contrastes, amplifié par des choeurs effilés venant rompre le cours d'un fleuve que l'on croyait cadencé par de doux remous. 

Mais nos acolytes ont dans leur besace d'autres efforts à nous offrir, dont certains ne manqueront pas de provoquer un headbang à peine contenu. Ainsi, le véloce « The Mission », à la manière d'Amberian Dawn, nous embarque dans un univers flamboyant où roulent des riffs en cascade étreignant une rythmique saillante. Ainsi, des couplets bien ciselés se déversent allègrement dans nos tympans, alternant avec des refrains immersifs à souhait, mis en habits de lumière par les chaudes et profondes envolées lyriques de la belle. Un joli solo de guitare vient à point nommé sur un petit pont, avant que le convoi instrumental ne reprenne sa folle embardée, pour finir crescendo. Un moment épicurien qui ne manque ni de caractère, ni de panache et encore moins de charge émotionnelle, que nos compères savent communiquer au point de provoquer la petite larme que l'on cherche parfois sans oser se l'avouer. Chapeau bas. Dans cette veine atmosphérique, de nombreuses variations de tonalité sont inscrites dans les gênes power symphoniques de « Lost Children in the World », gemme aux arrangements dignes d'un Nightwish de la première heure. Un riffing acerbe côtoie des rampes de claviers des plus invitatoires à l'adhésion. L'incursion d'une flute à la fois câlinante, enchanteresse et échevelée, non sans rappeler Jethro Tull, octroie une touche folk de bon aloi à une plage à l'atmosphère rayonnante de bout en bout. La juxtaposition d'une ravissante ligne vocale au champ orchestral, tout à fait en phase avec son objet, rend le lumineux instant particulièrement féérique, et donc, difficile à prendre en défaut. 

A d'autres moments, le manifeste s'oriente vers des horizons plus heavy symphonique, avec, une fois de plus, de belles réussites à la clé. Ainsi, un chariot de feu nous embarque à l'instar de « Crystal Ocean of Tears », au fil de riffs crochetés alliés à une rythmique sémillante et témoignant d'une confondante maîtrise de ses frasques, non sans rappeler Adrana. La finesse du tracé mélodique a pour corollaire des harmoniques d'une précision chirurgicale, l'ensemble étant enjolivé par le gracile et chatoyant filet oratoire de l'inspirée déesse. On est donc aux prises avec un saisissant passage metal symphonique où s'emboitent parfaitement l'énergie générée par un ample et plurirythmique champ percussif, une délicate sculpture tant des accords inscrits dans les couplets que de ceux disséminés dans les refrains, au demeurant naturellement enchaînés. En outre, l'agrégation d'une flute délicate et l'omniprésence des nappes de claviers confèrent à cette piste une saveur particulièrement ragoûtante. Quelques envolées bien senties des corps orchestral et vocal nous font comprendre que le groupe a cette rare aptitude à tutoyer les étoiles sans avoir à forcer le trait, à l'image d'un Amberian Dawn ou d'un Nightwish, premières moutures, c'est dire. Plus encore, un nuage synthétique s'élève pour nous mener en totale apesanteur sur l'entame de « Wind Whispers », titre heavy sympho non sans rappeler Xandria, seconde mouture, avec une pointe de Wildpath dans le jeu des harmoniques. Par contraste, la structure rythmique obéit à un cahier des charges bien différencié, propre à retenir le chaland plus que de raison. En effet, on ne tarde pas à être happé par la majesté des couplets, d'une rigueur scripturale sans failles, et faisant montre d'une restitution éblouissante. Quant aux refrains, ils se transformeront prestement en un véritable arsenal de charge émotionnelle, propice au déclenchement d'une petite larme subreptice, si difficile à générer pour beaucoup, y compris parmi les cadors du genre. Ce faisant, on appréciera tant les célestes modulations que les amples impulsions du corps oratoire de la sirène qui, avec de faux-airs de Tarja, ne rate pas sa cible. Face à cette déferlante, toute tentative de résistance serait bien vaine. 

Enfin, le combo n'a pas omis de nous offrir quelques instants tamisés, pour frôler la quintessence de ce dont ce registre metal peut se nourrir. Ainsi, la fresque « Requiem for a Wise Man » fait glisser ses 9 minutes de mots bleus dans nos pavillons alanguis, avec emphase, authenticité et volupté, commençant le bal par quelques profondes sonorités d'un orgue martial. On observe que le combo n'a pas semblé trembler de flirter avec l'opéra, d'où il puise une partie de ses sources d'influence. L'exercice était risqué, et bien d'autres avant lui s'y sont essayés avec plus ou moins de réussite. Pourtant, à la lumière d'un travail minutieux et d'une exigence absolue en studio, il nous mène à une véritable pièce d'anthologie, au sein de laquelle la qualité d'interprétation s'avère soufflante de brio. Les éléments instrumentaux s'assemblent alors un à un pour former un ensemble évoluant en parfaite harmonie, avec quelques ruptures de rythme en substance, maintenant ainsi une attention constamment en éveil chez l'auditeur. Force est de constater que bien rares sont les ballades de cette nature dans ce registre, celle-ci incluant en prime quelques insoupçonnées et délectables sonorités indiennes, orientalisant avec originalité une piste éminemment classique. De limpides et veloutés arpèges au piano disséminés en filigrane rencontrent par moments une lead guitare au top de sa forme. De son côté, la flute, par ses pas chassés, infiltrant un parterre orchestral richement doté mais sans inopportune ostentation, nous invite à poursuivre avec une totale sérénité notre périple jusqu'à son terme. Comment ne pas y revenir, pour en déceler toutes les subtilités atmosphériques et techniques que contient cette pléthorique offrande ou, tout bonnement, pour se laisser étreindre par cette fondante onde vibratoire... 

On ressort de l'écoute de cette roborative galette interpelé par le professionnalisme aiguisé, les qualités avérées de mélodistes et la féconde inspiration compositionnelle affichés par le sextet aquitain. Ils ont beaucoup appris de leurs sources, digéré les différents courants d'influence, pour asseoir une personnalité artistique et technique à part entière. Cette combinaison entre metal, classique et musique de films était osée mais le défi a été relevé de main de maître. Après un premier album déjà probant, le combo signe là une production digne de figurer parmi celles des premières des cadors du genre, à l'image des références sus-citées. Excusez du peu. Pour le moins, cet opus devrait leur ouvrir les portes d'accès au rang de formation montante d'un registre metal, pourtant déjà saturé. Nul doute que cet encourageant effort devrait trouver un débouché favorable auprès d'un auditorat en phase avec le metal symphonique à chant féminin lyrique. Ils pourront alors se sustenter, en attendant le troisième album, celui de la confirmation... 



 

 

A Day on Earth Review by Uberrock (UK)

Opus Doria - 'A Day on Earth' (Self Released) Print E-mail
CD Reviews
Written by Michael Anthony   
Monday, 17 November 2014 03:20

opusdoriacoverHere’s an album that, with a wide enough distribution, will have symphonic metal-heads everywhere creaming their jeans. ‘A Day on Earth’ is the second offering from French band Opus Doria: ‘Opus’ meaning a chapter in classical music and ‘Doria’ referring to the Dorian mode, “to suggest modal sounds ranging from medieval to baroque”.

 

They are a band who pull no punches, unashamedly blending classical, metal, prog rock, world and celtic influences to combine operatic lyricism with “the power of rock and metal”. And herein lies the key. This is a genuine attempt at rock/classical fusion, with the wares of cellist Flavie Nicogossian and “opera singer” Christel Lindstat nestling comfortably alongside more traditional rock instruments.

 

The wonderful scene setting of ‘Prologue’ suggests from the off that the album has been composed by a songwriter – Laura Nicogossian – who has a knowledge of classical and rock music and writes with classical and rock instrumentation in mind. (There are guest musician parts written for flute and oboe.) That gives the album weight and substance. It does so much more than seek to embellish rock music by tagging on a few nice classical sounds – a trap that lesser bands might fall into.

 

‘A Day in the Life’ is 40 minutes and seven tracks that are always classy but are controlled, and bombastic by turns. ‘The Mission’, for example, fair motors along with great shredding guitar work at the start (courtesy of Bruno Rodrigues) that puts one in mind of the great Uli Jon Roth. ‘Crystal Ocean of Tears’ is striking for the range of instrumentation, from the very modern power metal drumming (from Benoît Brune) to the more gentle flute sounds. Elsewhere, ‘Lost Children in the World’ is an inventive and dynamic expression of the band’s more prog and folk side. Even more entertaining is ‘Epic Race’, a medieval, renaissance-folk infused jaunt, complete with choral section, that at times is positively frenetic. Indeed, it strikes me as the kind of thing that Blackmore’s Night might pull out of the hat, were Ritchie ever to get out of the bed in the morning feeling like he could be arsed.

 

‘Wind Whispers’ further showcases the talents of singer Lindstat and features one of the album’s strongest melodies, while closer, ‘Requiem for a Wise Man’, beautifully introduced by Laura Nicogossian’s organ, is the album’s longest and most ambitious track. Surprisingly, given what has gone before, it’s a bit ‘one paced’ but it does give the musicians a chance to stretch out a little, with the bass playing of Yannick Hubert pleasingly prominent as the track wears on.  

 

‘A Day on Earth’ is an enjoyable and uplifting album – at times inspiring and always easy on the ear. If you’re a fan of the genre, it’s the business.

A Day on Earth review by Metalliville Readership (UK)

OPUS DORIA - A Day On Earth
(S/R - 2014)

An equal halves male/female French six-piece, Opus Doria describe themselves in two parts at that, by name.

The Dorian part is plied in reference to the classical mode of their melodic metal compositions, and quite magnificent ones too. Operatically trained frontwoman Christel Lindstat takes every track of the seven and shapes it up from the floor herself, floating with only the most basic guidance from guitarist Bruno Rodrigues.

Shove in an abundance of super-exquisite keyboard harmonies, solos that don't stay over their allowance and every part of every tune is a magical tale on its own. No tracklistibg at my disposal, I have to go on the numbers but 2, 3, 5 and 7 stick closest to my head as I hit the 'play' button for the second trip round.

Tres delicieux, Opus Doria peoples.

9/10

By Dave Attrill

A Day on Earth review by Fireworks Magazine (UK)

A Day on Earth review by Ravenheart Music (UK)

OPUS DORIA...'A DAY ON EARTH'

(Self Release) Reviewed 5th June 2014

Opus Doria is a French Symphonic Metal band who took to life in the fall of 2009, with compositions mixing the lyricism and rigour of classical music and the rythmic power of metal. The band released their first album 'Infraworld' in 2011 and this their latest offering, came to fruition on May 1st 2014. The band is fronted by Christel Lindstat with all music and lyrics by the rather talented keyboard lass Laura Nicogossian. What the band offer the listener is a 7 track epic dose of Symphonic Metal, which all kicks off with the five minute + 'Prologue'. This as the title would suggest is an instrumental with a strong classical influence. This then segues into the up tempo 'The Mission' showcasing the operatic vocal style of Christel very nicely, with the good work carrying on into 'Crystal Ocean of Tears'. 'Lost Children In The World' is downright beautiful and rather quirky at times with a folky feel, while 'Epic Race' is another cool quirky instrumental. The closing duo of 'Wind Whispers' and the epic 8 minute + 'Requiem For A Wise Man' (great organ intro) closes a rather good album to my ears, and although Symphonic and to an extent Metal, it is slightly different but in a good way. For more info, check out their bandcamp atwww.opusdoria.bandcamp.com/releases... 8.5/10 (Dave)

Review by Phil Wooldridge (Ravenheart Music) (England)

OPUS DORIA…'INFRAWORLD'

(Self Release) Reviewed 4th October 2011

“Opus Doria were founded in the great medieval dukedom of Aquitaine only two years ago, and fittingly they take their name from the eight note Dorian scale developed by medieval monks for their chants, it today equates to the white notes on the piano starting with D for Dorian. Their very impressive symphonic metal lies somewhere between Wildpath and Nightwish, featuring Maela Vergnes's superb soft mezzo-soprano voice. The tempo is lively rather than speedy, and double peddling is used very sparingly, instead this is a band that prefers a good gallop, on 'The Mission' (video on Female Voices blog) you even get the sound of hooves, and during the folky instrumental 'The First Crusade' you can imagine the famous crusader knight Godfrey of Bouillon charging into battle. Other personal picks include the immense and intelligent 'Brain Machine' and the bright and breezy 'Wind Whispers'. What sets them apart is that they are blessed with an outstanding keyboardist and arranger, lovely Laura Nicogossian is given free rein to show off her talents throughout the album including the two glorious symphonic ballads 'The Cry of The Knight' and 'Reborn', with the album culminating with her 10 minute instrumental showcase 'A Lost Planet'. Flavie Nicogossian adds an extra classical flavour with her cello whilst highly skilled guitarist Alexandre Warot and bassist Yannick Hubert supply the metal. The production is good and appropriately thundering, my only slight quibble is that I would have like the vocals higher in mix. This is a thoroughly enjoyable symphonic metal romp so ride off to their
Facebook for details on how to grab this opus, a stirring 8.5/10 (Phil)”

Review by Les Seigneurs du Metal (France)

 

OPUS DORIA - INFRAWORLD / Auto Production 2011

Aujourd’hui on va voyager avec OPUS DORIA dans un métal symphonique loin des sentiers battus. Ce jeune projet nous vient tout droit d’Aquitaine ! Et oui un groupe de chez nous !!
Sans plus attendre, commençons notre voyage dans « Infraworld ».

« The Sundial » démarre comme une BO de film épique, avant que la guitare nous lance un riff tranchant et puissant en pleine poire. Le chant vient se greffer sur la musique et le moins qu’on puisse dire c’est que la chanteuse assure. C’est lyrique et mélodieux, mais on décèle un léger manque de puissance par rapport à la composition. Le solo très néo classique nous en met plein les mirettes. Bonne entrée en matière.
« The Quest » démarre en trompe, avec un riff speed, des chœurs, la totale. Les instruments s’accordent parfaitement, chacun reste à sa place, mais le chant, sur certaines parties manque encore de puissance. Mais les parties musicales sont impressionnantes de maitrise. Il faut dire que nous avons à faire à des professionnels, et ça s’entend, si vous prêtez attention aux lignes de piano et de violoncelle.
« Brain machine » est un morceau un peu plus direct, accès sur la guitare et l’énergie, et le chant qui là colle bien au morceau qui se termine à l’orgue : la messe est dite.
On arrive à un morceau instrumental, « The First Crusade », énorme !!
On démarre au clavecin et violon, de façon un peu folk, qui n’est pas sans rappeler l’intro de « Quietus » d’Epica, mais en plus lyrique. Puis quand les orchestrations arrivent avec les chœurs, ce riff dantesque, c’est tout simplement jouissif. Passages hyper mélodieux à la guitare, solo déjanté, break de clavier puissant, une leçon, respect.
L’influence classique se fait vraiment ressentir dans les mélodies, notamment aux claviers. Un murmure annonce « The cry of the knight », magnifique ballade, envoutante, lyrique, mélancolique. « The mission » fera penser peut être au Rhapsody du premier album sur l’intro. Le morceau reste assez mid-tempo, mais le break est fantastique, si vous aimez le classique. Le chant manque une fois de plus d’impact. Il est très juste, mélodieux mais pas assez puissant, hors on sait qu’il peut l’être.
Autre ballade, différente, « Reborn » se fera surtout piano voix. La batterie se fera légère et quelques orchestrations viendront embellir la compo. Pas grand-chose à dire si ce n’est que c’est beau, et bravo au solo de violoncelle.
« Wind whispers » reprend la voie du direct, du « plein ta face », et là le chant est nickel, le refrain vous laissera sur le cul. Pas de remplissage, on fait du concret, avec des mélodies qui restent. On poursuit notre itinéraire avec « Space of Dilemma », et sa montée en puissance avec ces vocalises qui vous laisseront pantois. Le riff ultra speed et le chant lyrique, très orienté opéra, donnent envie d’appuyer sur le champignon. Les arrangements classiques apportent beaucoup aux morceaux, je répète : ne pas les négliger. Ces deux derniers morceaux sont vraiment énormes.
On conclut cet essai avec le long morceau « A lost planet », instrumental, très progressif et lent. Le piano laissera place à la symphonie et inversement, dans un jeu de chaises musicales. Le morceau se laisse savourer, tranquillement, et distillera ses émotions au fil des écoutes.

Alors là mes amis, je suis impressionné. On est loin du métal classique que l’on nous vend habituellement. On est vraiment plus dans du métal classique et lyrique que du symphonique. Les compos sont fortes, riches de mélodies, que l’on découvre écoute après écoute. Chaque instrument est maitrisé, une vraie leçon de musique. A découvrir.

 

Critique : SBM

Note : 9/10

Review by Suoni Distorti Magazine (Italy)

 

OPUS DORIA - Infraworld

in martedì, febbraio 14, 2012
under
Opus Doria, Power Metal, Symphonic Metal  

Il primo termine del nome con cui la band francese si presenta è “Opus”, che secondo lo studio etimologico dei termini, in ambito di musica classica richiama la catalogazione numerata di opere inerenti ad un autore o ad un'opera .
Tramite il secondo, “Doria”, si cerca di evocare il modulo musicale dorico, elemento portante della musica nell'Antica Grecia, utilizzato durante il periodo Medievale nell'ambito del canto gregoriano.
Il collegamento però non riguarda solamente l'ambito musicale, ma ha radici più profonde: i teorici medievali dell'epoca carolingia si proponevano di riscoprire i legami con
le tradizioni del passato, distrutte dalle invasioni barbariche dei popoli nordici.
La band, di formazione recente, nata verso la fine del 2009, si presenta a noi nel 2011, attraverso 'Infraworld' il suo primo album al quale non associamo alcuna casa discografica poiché autoprodotto.
La copertina del cd presenta in primo piano una fanciulla che osserva il paesaggio che le si prospetta dinnanzi: è un territorio che cela qualcosa di magico, fantastico, meraviglioso...

L'ascoltatore passa dalla realtà alla “Terra di Mezzo” (Infraworld), e da qui, tramite la magia della musica, arriva al Mondo dei sogni.
Nell'universo che gli Opus Doria hanno creato si sente fortemente il richiamo delle scene epiche, all'interno delle quali regna il misticismo e l'irreale.
Secondo una “lettura” dell'opera in chiave allegorica, gli Opus Doria danno la propria interpretazione dell'eterna lotta fra la Luce e le Tenebre, il Bene ed il Male, che prende corpo attraverso i virtuosi pezzi strumentali caratterizzati dall'onnipresenza del violoncello e della tastiera, e tramite il contrasto fra la dolcezza della voce di Maela Vergnes ed i riff potenti della chitarra tipici dell'heavy e del power metal.
La cantante riesce ad avere un buon controllo della propria voce, anche se trova qualche difficoltà nelle tonalità basse che a volte non sono del tutto sostenute.
In complesso però la voce è buona,caratterizzata da suoni soffusi e poco pronunciati per le note gravi, e dalla rotondità e morbidezza che riesce a conferire ai suoi acuti.

La band ha una formazione classica, ma intraprende l'approccio al symphonic metal, anche se sono presenti caratteristiche tipicamente power e talvolta heavy metal. Si sente l'influenza della musica Folk e a volte si percepiscono i richiami tipici delle colonne sonore dei film.
Nelle tracce contenute, si sente soprattutto l'influenza della musica classica, del power e symphonic metal, ed a tratti, è possibile avvertire gli elementi caratteristici delle colonne sonore dei film.
Il brano 'The First Crusade' ci presenta un'introduzione che richiama gli “stornelli” tipici della cultura celtica, per poi passare ad un ritmo più veloce ed incalzante.
Sembra infatti di trovarsi sulla sella di un energico puledro che, con il suo galoppo sfrenato c'introduce in questo regno fantastico all'interno del quale siamo i fedeli cavalieri che lottano per diffondere il nome della loro Amata Sovrana: la Regina Musica.
L'elemento caratterizzante che richiama il suono degli zoccoli equini si ritrova anche nell'intro e nell'outro di 'The Mission'.

Diverso è l'andamento di 'Reborn', nel quale regna la voce morbida e limpida del soprano, che a tratti, ricorda quella di Simon Simons in 'Linger'.
Attraverso l'ultima traccia: 'A Lost Planet', sembra che gli Opus Doria, dopo averci introdotti nel loro Paese delle Meraviglie, ci salutino per poter lasciarci a contemplare l'opera che hanno saputo creare e della quale ci fanno omaggio...

a cura di Cathy Chrow


 

 

 

Review by Arn Absolmo (Melodic Hardrock Today) (Norway)

 

OPUS DORIA - Infraworld 

 

The Opus Doria project started in Dax, Aquitaine in France in the fall 2009. After several line-up changes through the first years they are now ready with their first album Infraworld. Opus relates to the marking of numbers in classical music, and Doria stands for the dorian mode to suggest the modal sonorities we can find in music from the medieval and from baroque music. The band is ready to go out promoting their music to the world, and is looking for some gigs, so watch out!!

From time to time it shows up bands that really impress me a lot!! Opus Doria is one of these fine new bands with their debut Infraworld. Over the last few weeks I don`t dare to tell you how many rounds this fine album have spinned in the player, and for each time I listen the album it grows more and more. Musically Opus Doria is a very interesting band with a landscape of music with influences from the medieval, baroque, symphonic classical music, metal, epic film score music, and they also partly sound progressive and heavy. The Sundial opens the ball and from this point you can sit back and enjoy fine arrangements with piano, choirs, cello, great riffing guitars and strong solid vocals from Maela. I like the way they build their songs and the way they manage to inflict different themes, styles and variations. Like with the next The Quest, that starts with a power metal oriented style that changes at the first verse to a more classical medieval style. The guitars is powerful with lot of cool details and solos, the floating piano sounds nice, the choirs and the vocals take the song to a high level! Brain Machine is a heavier sounding song. The church organ plays a big part in this. The vocal melody is stunning and I like the small switches musically in this with the beautiful guitar solo and the classical aggressive part. The Instrumental The First Crusade opens beautiful with a medieval style with nice cello. The song really kicks of with lot of power and tempo, and its great to hear fine compositions like this with a lot of cool details! The Cry Of The Knight takes the tempo down, a classical moody song with a beautiful melody and haunting vocals. The cello, piano and choirs is really entertaining and I admire musicality and creativeness like this: Just Fabulous!! The Mission opens with thunder and lightning and running horses. A jewel of a song and one of my favorite songs on the album! The melody is very strong with big chorus lines, and also the instrumentation with the nice cello solo, the piano. Also this song is very different throughout with up-tempo bits to more heavy and classical parts. Reborn opens with beautiful vocals, strings and piano. A very strong moody classical inspired ballad that will melt you! I also like the sound and production on this album because they really manage to get forward the exact right details this kind of music shall have!! Wind Whispers opens powerful and classic. This is another of my favorite songs on the album! A very entertaining melody with even stronger chorus lines. The style of the song, the instrumental performing with lot of cool details make me want to listen again and again to this song and album! Space Of Dilemma is maybe a bit more progressive oriented than the others. The chorus lines and melody glues into your brain after a few rounds in the player. Also this have solid guitars, big choirs, classical influences and powerful arrangements! The last song the ten minute long instrumental A Lost Planet opens very moody with very beautiful played cello and fine choirs. Throughout this song is very classic, calm and moody! Infraworld from Opus Doria is just a masterpiece of an album and this year this is one of my favorite albums, so check them out now!! 99/100 Reviewed by Arne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Review by Terry Thompson (Sonic Cathedral Webzine) (USA)

 

Opus Doria - Infraworld

 

CD Reviews

 

Written by Doctor T.   

Thursday, 05 January 2012

Opus Doria - CD Review
Infraworld
 

 


 

 

 

When it comes to beautiful Gothic, the French do some of the best. Bands like Dark Sanctuary do it with a serious classical direction. Others, like Whyzdom, use a little more metal, but the classical is never far away. Opus Doria seems to be somewhere in the middle, there is a heavy dose of the classical, with a variety of musicians and instruments, and a solid soprano delivering the vocals. However, they do make use of some metal, some strong guitars and drums, not as pronounced as Whyzdom, but more pronounced than Dark Santuary. And they do make use of all those additional components that, to me, make Gothic the wonderful musical direction that it is. We get a near overwhelming symphonic, provided through keyboards and strings. The vocalist could work in pretty much any opera environment, and she has that extra talent to utilize that classical capability in a metal environment, not something every soprano can accomplish. And that’s just the beginning.

So you get the idea that this is classical stuff, a keen observation of the obvious there. We have three women in starring roles. Maela Vergnes, chant or, as we say in the semi civilized colonies, lead vocalist. And she is a good one, no, a great one. Flavie Nicogossian works the cello and Laura Nicogossian, I guess they’re sisters or somehow related, another keen observation of the obvious, eh? Anyway, she handles those blinding keyboards, and Lord, they are good. I should point out that the ladies do sing together, creating their own choral component, another typical requirement for top flight Gothic. Guitars and drums are a male dominated domain, Alexandre Warot on lead with Yannick Hubert on basse.. . as they say in France. Drums are provided by Jon Erviti, and they play a pronounced part in most tracks, but not all.

Well, we have a not completely out of the ordinary musical capability for this type of music, so what is it about this work that makes it so much better. Well, for starters, you get a relatively broad musical influence from some pretty good classical musical styles. The band lists a number of them ranging from medieval, baroque (Vivaldi, Bach. . ), classical (Beethoven), romantic (Liszt, Puccini, Rachmaninoff, Scriabin) to modern and acknowledging the contemporary Gothic (Nightwish, Epica, Rhapsody, etc.) So, you pretty much know which way this is going, there’s not a lot of bad names on that list, unless you’re into rap and in that case what are you doing here? But just appreciating the classics won’t necessarily make for good music, you have to be able to write it, produce it and perform it, and Opus Doria seems to be more than adequate at each of those requirements. Even the band name was chosen to further elaborate on the focus of the sound: "opus" relates to the making of classical pieces with numbers while Doria relates to the dorian mode to suggest the modal sonorities found in medieval and baroque music. And what this all leads to is some of the most interesting Gothic I’ve had the privilege to listen to, you get a taste of it here, including a visual key. This is, of course, just an intro, a sneak peak, if you will, but you get a nice introduction to the outstanding music, and the people providing it.

The music seems to go back and forth to some extent, with some material focusing on the classical, other tracks utilizing more of the drums and guitars to provide a more metal sounding interpretation of the group’s musical interests. The Mission goes in the later direction, as this video indicates. But, you see the focus on the keys, and the vocals, talent that is not to be denied. And that cello provides something no other instrument can capture. There is, of course, the dramatic intro, and close, with horse beats to provide perspective. But it’s the vocal over that classical sound, augmented by the metal, that serves to define the track. This one is rather epic in direction, maybe a little different than the normative sound which tends more towards the Gothic, but you gotta love that cello. And the interplay of the cello with the keyboards and the guitar lend a sound that is just so perfect.

One of the most interesting sounds is The Cry of the Knight. Again, we get an epic perspective; we get a sound straight from a dark movie track. The song begins with a whispered lyric, which leads to that haunting vocal, one which is singular in its beauty. Here, the keyboards begin with a piano like sound, a soft accompaniment that serves to carry the vocal, as we relate a touching tale of saddened beauty. Again, the cello serves to offset the music while the metal brings highlights to the story. But, again it’s the vocal that provides a chilling vie à la musique. There is some solid metal, some guitar interspersed throughout the song. But, it’s the classical that serves to define the number.

On other numbers, there is a more solid metal component. The Quest begins with solid drums and guitars, but, in the background, we get that choral component that leads to the vocals. This becomes a baroque number, with metal influences. The choral work continues, it’s objective to set up those vocals, to augment that beautiful sound that drives the music. But here, we get solid drumming that underscores the symphonic. The lyrics take us into a Gothic search for meaning:

In the rambling of my mind
Dreams, visions or reality
Fanciful horizons
So many questions, so many doubts
I look for answers, some directions, where should I go
I carry on my quest, keeping my illusions, just my illusions

The Brain Machine takes one of the most Gothic directions, with one of the more classically Gothic musical directions. Again, there is a metal component throughout the track, but you tend to forget that sound as the music leads towards an ethereal interpretation of the lyric, which is nothing if not dark and mystifying.

Face to the ground and the bent back,
Deaf to the voices of heaven,
Lost blind men who walk in silence
Towards Hell
Let’s go to the battle with smiles on our lips
Neither reflections nor convictions retain us

The final track takes us to a sound with no vocals, one which continues with beautiful classical music for over 10 minutes. Now there are some background vocals, but no lyrics. If you liked that music from Lord of the Rings that established a remorseful, emotive feeling of well-being, this will be a classic for you. The track is called A Lost Planet, and here we get two things, beautifully composed music and music that is presented with an excellence that defines the work. It’s hard to believe that the old rock n roll I listened to 40 some years ago could morph to something like this. I guess us old rock n rollers did have some potential.

It’s clear that music reviewers tend to glorify that music that most appeals to them, individually. I mean, some people actually speak positively about rap. But, I was into the rock the day Elvis sang Hound Dog, so I’ve seen a lot of it. But, I’ve always appreciated the classical, especially when that classical was able to mesh with the metal. And, few sounds have done it this well. What we have here is certainly one of the finest interpretations of that capability I’ve ever heard, solid musicians with a vocal as good as anything I’ve ever heard. And the material only serves to highlight those capabilities. Given that level of accomplishment, it’s hard not to award it a 10, and hope this is only the first of many by this group.

Well done.

10 / 10